Le pape renforce encore la prière pour la paix en Ukraine

Le pape renforce encore la prière pour la paix en Ukraine

Ce vendredi 25 mars 2022 à 17h, le pape François demande aux catholiques du monde entier de prier tout particulièrement pour la paix en Ukraine. En Ille-et-Vilaine, Mgr d’Ornellas invite toutes les paroisses, les communautés, les personnes malades… à proposer un temps de prière spécifique ce jour-là, si possible à la même heure. Lui-même présidera à 17h, à la Cathédrale Saint-Pierre de Rennes, un temps de prière, ouvert à tous les fidèles.

Acte de consécration au cœur de immaculé de Marie

Publié le 22 mars 2022

À l’issu de l’Angelus du dimanche 13 mars 2022, le pape François, a annoncé depuis la Place Saint-Pierre vouloir renouveler l’acte de consécration de l’humanité au cœur immaculé de Marie, le vendredi 25 mars à 17h. A cette occasion, le pape François a annoncé vouloir consacrer la Russie et l’Ukraine, ainsi que le monde, au Cœur Immaculé de Marie.

« Accueillant de nombreuses demandes du Peuple de Dieu, je désire confier, de manière spéciale, les nations en conflit à la Vierge. » explique le pape. « Cela se fera dans le contexte d’une Célébration pénitentielle qui aura lieu dans la Basilique Saint Pierre à 17h00, heure de Rome. L’Acte de consécration est prévu vers 18h30. Il se veut être un geste de l’Église universelle qui, en ce moment dramatique, porte à Dieu, par sa Mère et notre Mère, le cri de douleur de tous ceux qui souffrent et implorent la fin de la violence, et qui confie l’avenir de l’humanité à la Reine de la paix. Je vous invite donc à vous unir à cet Acte. »

Frères et sœurs, nous venons de prier la Vierge Marie. Cette semaine, la ville qui en porte le nom, Mariupol, est devenue une ville martyre de la guerre déchirante qui dévaste l’Ukraine. Devant la barbarie du meurtre d’enfants, d’innocents et de civils sans défense, il n’y a pas de raisons stratégiques qui tiennent : il faut uniquement cesser cette inacceptable agression armée, avant qu’elle ne réduise les villes en cimetières.  La douleur dans le cœur, j’unis ma voix à celle des citoyens ordinaires, qui implore la fin de la guerre. Au nom de Dieu, que l’on écoute le cri de ceux qui souffrent et que l’on mette un terme aux bombardements et aux attaques ! Que l’on mise véritablement et résolument sur les négociations, et que les couloirs humanitaires soient efficaces et sûrs. Au nom de Dieu, je vous le demande : arrêtez ce massacre !

Vierge orante, cathédrale Saint-Sophie de Kiev, mosaïque du XIe siècle

Je voudrais une fois de plus exhorter à l’accueil des nombreux réfugiés, dans lesquels le Christ est présent, et remercier pour le grand réseau de solidarité qui s’est formé. Je demande à toutes les communautés diocésaines et religieuses d’accroître les moments de prière pour la paix. Dieu est uniquement Dieu de la paix, il n’est pas Dieu de la guerre, et qui soutient la violence en profane le nom. A présent, prions en silence pour ceux qui souffrent et afin que Dieu convertisse les cœurs à une ferme volonté de paix.

Je vous salue tous, romains et pèlerins venus d’Italie et de divers pays.

Je souhaite à tous un bon dimanche et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.

Acte de consécration de l’humanité au cœur immaculé de Marie.

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

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