Ce que tu dois-être, deviens-le !

Ce que tu dois-être, deviens-le !

Ce que tu dois-être, deviens-le !

Si tu sais que tu que tu as été choisie, appelée par ton nom,

Que tu as ta propre mission, ta singulière vocation,

Accueille, amplifie, accomplis, tes talents,

Ne rougis ni de tes échecs, ni de tes accomplissements.

C’est à travers toi aussi, que le génie féminin va pétiller,

Lui qui si sait bien qu’aimer, c’est se donner,

Que le plus précieux, est souvent le gratuit

Et qu’une graine de foi pourra changer ta vie.

Éveille ta conscience, mets des yeux sur ton cœur,

Débusque le mensonge, entends l’injustice et les pleurs.

Sois le serpent prudent autant que la candide colombe,

Ne passe pas ton chemin, près de celui qui tombe.

Crois qu’un seul geste bon, même secret, pourra changer le monde.

Que tes oui soient des oui, que tes non soient des non,

Chasse ce fichu démon du « A quoi bon ».

Ravive sans cesse l’audace, l’émerveillement,

Mais prends humblement le conseil ou la main qui se tend.

Être bon vaut mieux qu’avoir raison.

Tu sais bien que le mal existe, qu’il rode et se tapit,

Déjoue-le, ignore ses douteuses flatteries.

Loue à tue-tête : Dieu premier servi !

Il te l’a promis, il sera là, avec toi, toujours,

Pour t’aider, dans l’ordinaire de chaque jour,

A tout faire, moins par devoir que par amour.

Si tu peux rester légère, pardonner, danser, t’amuser,

Sans jamais oublier qu’il est plus important d’éclairer que de briller.

Appuie-toi sur tes sœurs, tes frères et tes aînés,

N’aie pas peur de partager ta joie comme ta peine,

D’apprendre à discerner, à rester toi-même,

A te fier à la réalité plutôt qu’aux idées.

Rappelle-toi que le bonheur, sur cette terre, ne nous est pas promis,

Mais que par une seule parole, tu peux être guérie,

Et qu’au détour des souffrances comme des fêtes,

Adviendra ce que personne ne te volera : la joie parfaite.

Si tu sais habiter le seul temps qui t’est donné : le présent.

Aimer tes rides et conserver ton cœur d’enfant,

Et prier sans douter d’être mieux encore qu’exaucée.

Sans t’inquiéter ou t’agiter, n’oublie pas l’essentiel,

On n’a qu’une vie, mais elle est éternelle,

De l’invisible, tu es sa plus belle sentinelle.

Ainsi. Pour éclairer chemin, ravins et flots,

Tu endosses chaque matin l’audace de la foi,

La force de l’Espérance, et la grandeur de la charité,

C’est bien trop grand pour toi… Mais ça te tire vers le haut !

N’oublie pas que c’est dans les ténèbres qu’on distingue bien l’aube qui vient,

Que le monde va mal, mais qu’il ira plus mal encore si JE ne fais pas de mon mieux.

Garde allumée l’espérance que l’Église, chaque matin, renaît de ses saints,

Et que le seul qui peut vraiment tout, se nomme Dieu.

Alors, trace ta route !

Et grâce à Dieu, Ce que tu dois être, deviens-le…

Sel, lumière et feu.

Blanche Streb

Toussaint 2019 – Paray-le-Monial, Cité du sacré-cœur de Jésus

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